La grippe concerne désormais toute la France ou presque

Voilà c’est fait ! L’épidémie de grippe s’est officiellement déclarée en France métropolitaine. Toutes les régions sont désormais concernées à l’exception de la Corse.

Ainsi et selon les données de Santé Publique France,  l’épidémie de grippe était présente dans toutes les régions de métropole, hormis la Corse, en semaine 51, à savoir entre le 18 et le 24 décembre 2017.

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Au cours de cette période, 6213 passages aux urgences pour syndrome grippal ont été signalés et 15% des consultations de SOS Médecins ont eu pour motif un syndrome grippal.

En milieu hospitalier, les passages pour syndrome grippal concernent particulièrement les moins de 15 ans (56%). Les hospitalisations pour grippe affectent principalement les personnes âgées (14% ont entre 65-74 ans et 33% sont âgées de 75 ans ou plus) ainsi que les enfants de moins de 5 ans (22%).

Depuis le début de la surveillance, 79% des virus grippaux détectés sont de type A.

Les gestes barrières pour se protéger et limiter la transmission de la grippe

Si la vaccination reste la meilleure protection, il existe des gestes simples qui contribuent à limiter la transmission de la maladie de personne à personne tels que :

– Eviter de serrer la main au collègues ou connaissances que vous croisez. Et surtout, lavez vous les mains régulièrement ! Il n’y a pas pire que les mains pour propager les virus comme celui de la grippe… Et pensez à éviter de trop vous toucher le visage avec vos mains !

– Aérer chaque jour pendant plusieurs minutes les pièces de votre maison, et tout particulièrement les chambres

– Pour les personnes âgées ou les plus faibles : pensez à vous faire vacciner contre la grippe ! Un geste simple qui pourrait vous éviter bien des soucis.

Et si c’est trop tard et que vous êtes déjà malade, un seul mot d’ordre : reposez-vous ! Restez au lit, évitez les contacts avec d’autres personnes pour ne pas les contaminer et restez chez vous. Il faut compter une bonne semaine pour être rétabli complètement. Bien sûr, ne mettez pas vos enfants à l’école avec la grippe, ils risqueraient de contaminer toutes leurs classes…

Vaccination contre la grippe : à propos de la nouvelle campagne

Cette campagne concerne plus de 12 millions de personnes pour qui la grippe représente un risque de complications parfois graves : il s’agit notamment des personnes de 65 ans et plus, celles atteintes de certaines maladies chroniques (diabète, insuffisance cardiaque ou respiratoire, par exemple), les femmes enceintes et les personnes souffrant d’obésité morbide.

Les personnes invitées à se faire vacciner par l’Assurance Maladie sont de plus en plus nombreuses chaque année en raison du vieillissement de la population. Le nombre total de personnes vaccinées continue ainsi de progresser (+ 96 000 entre 2015 et 2016) mais il reste nettement insuffisant pour atteindre une bonne couverture vaccinale : moins d’une personne sur deux (47,4%) pour qui la grippe représente un risque s’est faite vacciner l’hiver dernier, bien en deçà des recommandations de l’Organisation mondiale de santé.

Certaines catégories de la population sont encore plus en retrait : c’est le cas des jeunes seniors (entre 65 et 69 ans) qui ne sont que 37% à se faire vacciner et les personnes atteintes de certaines maladies chroniques dont le taux de vaccination se situe à 36%, contre 56% chez les personnes de 70 ans et plus.

L’épidémie de l’an dernier a rappelé la gravité de cette pathologie dont la survenue et la dangerosité restent imprévisibles. Santé publique France a ainsi estimé la surmortalité hivernale spécifiquement liée à la grippe à 14 400 décès, principalement chez des personnes de 65 ans et plus.

En aidant à combattre le virus et en diminuant le risque de complications, la vaccination contre la grippe peut sauver des vies. Il s’agit du premier geste à adopter à l’approche de l’hiver pour se protéger soi et ses proches.

Aucun médicament homéopathique ne peut être considéré comme un vaccin contre la grippe

L’occasion de revenir sur le coup de gueule poussé l’an dernier par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM,ndrl). Via un communiqué elle avait tenu à rappeler qu’aucun médicament homéopathique ne peut être considéré comme un vaccin contre la grippe.

Les médicaments homéopathiques ne sont pas des vaccins

Des médicaments homéopathiques avec Autorisation de mise sur le marché (AMM) peuvent avoir une indication dans la prévention ou le traitement de l’état grippal. Ces médicaments ne sont pas des vaccins.

Il existe également des médicaments homéopathiques unitaires contenant des souches homéopathiques diluées (exemple granules influenzinum 9CH) qui n’ont pas d’indications thérapeutiques. Il revient alors aux professionnels de santé d’en déterminer l’indication et la posologie en fonction des patients.

Dans tous les cas, ces médicaments homéopathiques ne peuvent être considérés comme des vaccins et se prévaloir de la désignation de « vaccins homéopathiques ». Leur utilisation à la place du vaccin anti-grippal constitue une perte de chance, notamment chez les personnes à risque de complications, comme le précise le Conseil supérieur d’hygiène publique de France.

Chaque hiver, la grippe saisonnière touche des millions de personnes en France et provoque des milliers de décès, notamment chez les personnes âgées de plus de 65 ans. L’efficacité de la stratégie vaccinale dépend à la fois de l’efficacité du vaccin et du taux de la couverture vaccinale.

L’ANSM rappelle que les médicaments homéopathiques autorisés dans les indications de prévention et de traitement de l’état grippal ne peuvent être présentés en accès libre dans les pharmacies.

[1] Avis du Conseil supérieur d’hygiène publique de France, section des maladies transmissibles, relatif aux vaccins anti-grippaux (séance du 24 novembre 2006).